Trouver une entreprise en alternance

Aujourd’hui, un autre petit conseil pour trouver une entreprise en alternance (oui, un conseil venant de la fille qui s’est pointée à un forum hyper important à la bonne adresse… dans la mauvaise ville…).

Bref, revenons à nos moutons, enfin, en l’occurrence, à nos recruteurs.

« Nous cherchons quelqu’un pour une longue durée », « Evidemment, nos stagiaires constituent une base de futurs salariés », « Il n’est pas impossible qu’on vous garde en CDI »… Maintes et maintes fois assénées en entretien, quel crédit donner à ces phrases ?

Lorsqu’on passe un entretien pour un stage ou un contrat en alternance, la conversation finit toujours pas aborder l’ »après-stage » et là, généralement, le DRH, directeur, manager… vous affirme les yeux plein de promesses que cette fois, « il cherche quelqu’un pour rester à long terme » (ce qui devait déjà être le cas pour le malheureux étudiant que vous venez remplacer).

Vous l’aurez compris à mon ton (un peu) amusé, je me méfie de ce genre de promesse, vite oubliées lorsque le stage prend réellement fin.

J’ai pu expérimenter ce genre de déception lorsque ma boîte (grosse entreprise internationale) a préféré opter pour de la mobilité interne d’un salarié totalement non-qualifié (ce n’est pas mon avis, cette personne occupait réellement un métier différent) pour le poste que ma collègue et moi, toutes deux qualifiées et prêtes à rester en CDI, occupions depuis un an.

Alors, oui, je connais quelques personnes qui ont été embauchées à la suite de leur alternance, mais ce n’est pas forcément celles à qui l’on a vendu « du CDI » en entretien. Il me paraît en effet dangereux de tenir compte des « éventuelles perspectives d’avenir »  dans le choix d’un « stage » plutôt qu’un autre. Je pense que l’important est de se concentrer sur ce que la mission pourra nous apporter dans la durée impartie, plutôt que de tabler sur un éventuel futur dans l’entreprise.

De toute façon, qu’elle le dise ou non, l’entreprise pense forcément à vous en tant que potentielle main-d’oeuvre (sauf si les stagiaires se sont enchaînées sur votre poste comme les perles sur un collier). L’exprimer n’ai qu’un argument pour vous décider à accepter le poste. Une étude vraiment gratuite?

En conclusion, je dirais que se préserver pour éviter les déceptions est le meilleur moyen pour se réjouir des bonnes surprises…

Des entreprises alt-friendly?

A l’heure où se multiplient ce genre de messages dans les offres de stages (rencontré maintes et maintes fois lors de ma recherche), je tiens à féliciter les entreprises qui font encore l’effort de comprendre l’intérêt que peut apporter un étudiant en alternance, si cést possible. Mon entreprise actuelle fait partie de celles-ci puisqu’un nouveau membre en alternance vient de rejoindre nos équipes en contrat pro.

Sur une équipe de 5 personnes, je trouve que le quota est plus qu’honorable. Lui et moi n’étant pas de la même école, nous serons en cours en décalé et donc capables d’assurer une tâche urgente en cas de besoin. Comme je l’avais mentionné dans mon article sur l’interview de Nadine Morano, je trouve le concept des plus intéressants.

Alors bien sûr cet article ne fait absolument pas avancer le schmilblick, mais il est quand même rassurant (surtout pour ceux qui sont en recherche actuellement) de savoir qu’il existe encore des entreprises qui respectent les étudiants.

Avis à nos ministres : à quand une charte « alt-friendly » pour reconnaître les chouettes entreprises ?

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