Alternance : une mort annoncée?

Malgré la volonté affichée du gouvernement de développer l’alternance, cette voie d’apprentissage est-elle en voie d’extinction ?

C’est la question que l’on peut (et j’ai envie de dire que l’on doit) se poser en lisant l’Etude Ipsossur l’apprentissage, commandité par les Apprentis d’Auteuil.

Le principal point que l’on peut tirer de cette enquête est que 7 entrepreneurs sur 10 ont l’intention d’avoir moins recours à l’apprentissage en 2017.

En temps qu’étudiante ayant encore une année à effectuer avant de terminer mon master, ce chiffre me fait froid dans le dos. Mais ce sont les jeunes qui ont moins (voir aucune) expérience qui vont le plus pâtir de ce revirement. D’autant que les contrats d’apprentissage sont a priori les plus faciles à signer pour les jeunes, je vous laisse donc imaginer l’hécatombe que l’on risque de voir pour les contrats de professionnalisation.

Le plus étonnant dans l’histoire, c’est que la principale raison avancée par les entreprises est « l’insuffisante adaptation des apprentis au monde de l’entreprise » ! Un comble lorsqu’on sait que les formations en alternance sont censées être plus pragmatiques et plus axée vers le monde du travail.

Parmi les autres raisons invoquées, la méconnaissance des entreprises des dispositifs d’alternance et la complexité administrative de mise en place. Ces deux derniers points apparaissent pourtant assez faciles à corriger pour peu qu’on s’en donne les moyens et pourraient permettre de relancer la demande pour l’alternance. Dernier détail important, 40% des entreprises peinent à trouver le profil dont ils ont besoin.

Cette remarque me rappelle d’ailleurs un entretien d’embauche durant lequel la personne m’avait affirmé qu’il était aussi difficile pour les entreprises de trouver un alternant que pour les jeunes de trouver une entreprise. Sur le coup, je m’étais dit que ce Monsieur n’avait jamais dû avoir à chercher une entreprise. Il s’est en fait avéré qu’il cherchait un stagiaire à bas coût pour faire des photocopies, prêt à bosser soir et week-end, ce qui explique sûrement sa difficulté.

Mais est-ce symptomatique? Les entreprises traquent-elles vraiment le mouton à 5 pattes ou est-ce que les formations en alternance sont vraiment décalées de la réalité de l’entreprise? J’aurais tendance à pencher pour la première solution mais ma position m’empêche d’être objective.

Tout ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, pour différentes raisons, je suis contente de n’avoir plus qu’un an à faire en alternance et ce malgré les avantages indéniables.

Conseil pour trouver une entreprise en alternance

En effet, avec l’arrêt des subventions en 2017, la recherche d’une entreprise devrait à nouveau se tendre pour les alternants. Selon une étude des Apprentis d’Auteuil,  7 chefs d’entreprises sur 10 (66%) ont l’intention d’avoir moins recours à l’apprentissage (je reviendrai sur cette étude dans un prochain billet).

Quand on sait que les contrats d’apprentissage sont les plus prisés par les entreprises, on comprend à quel point il va donc falloir être irréprochable lors de sa recherche pour se trouver une place.

Je tiens à préciser que les conseils que je propose sont le fruit de ma propre expérience et des infos glanées à droite à gauche auprès de collègues, chargés de relation entreprise et chefs d’entreprise… Ce sont des techniques qui ont marché pour moi et que j’appliquerais aujourd’hui pour chercher une entreprise.

Je ne prétend pas détenir la clé ultime et je serais ravis de partager vos trucs et astuces dans le cadre de prochains billets. Vous pouvez pour cela laisser un commentaire ou me contacter à: contact(a)etudiante-en-alternance.com car c’est du retour d’expérience qu’on peut affiner la stratégie.

Ceci étant dit, pour moi l’un des critères déterminant lors de la recherche d’emploi est le timing.  Une étude vraiment gratuite?

Je suis toujours un peu effarée de voir en octobre des camarades en galère d’entreprise qui ont « laissé passer les vacances » pour débuter leur recherche en septembre. Alors certes, se reposer est un élément important pour redémarrer une année du bon pied, mais il est clair qu’en septembre, de nombreuses places ont déjà été pourvues.

Si vous en avez la possibilité (parfois l’alternance est un plan de secours et il est impossible de chercher une entreprise avant), n’attendez pas septembre pour commencer la prospection.

Je pense que pour mettre toutes les chances de votre côté, il est primordial de commencer à refondre son CV courant avril afin qu’il soit fin prêt pour l’envoi massif en mai. C’est en effet à ce moment que les entreprises décident les budgets pour septembre et vont commencer à sélectionner les candidatures.

C’est aussi un bon timing pour votre Chargé de relation entreprise qui sera moins débordé par le nombre de candidats et plus à même de gérer les questions administratives de votre contrat.

Et les vacances dans tout ça ? En toute logique, avec une candidature bien préparée et massivement envoyée, il y a fort à parier que vous pourrez partir sereinement en vacances… avec un contrat signé pour septembre !

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *